Master GAF Projet VLE/PLE

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Bilan


Enjeux pour progresser


  • Enrichir le contenu des enseignements en introduisant des éléments multimédias qui sont nettement plus agréables qu’un long discours. Certaines expériences de révision des contenus de cours pour les mettre en ligne montrent que concevoir une heure de cours en ligne nécessite un travail d'adaptation de quatre à huit heures. L’apprenant ne dispose pas d’un professeur à ses côtés pour insister sur les points clés, créer un scénario pédagogique adapté à internet est indispensable. Ce qui signifie, en pratique, multiplier les approches pour un même contenu afin que le message soit compris par les différents publics connectés à la plate-forme en ligne.

  • Ne pas laisser l’apprenant livrer à lui-même comme l’affirment les universités qui se sont lancées dans le e-learning. Pour un apprentissage efficace, une interactivité formateurs et apprenants est indispensable. Par conséquent, un tutorat en ligne est nécessaire.

  • Mettre à la disposition des enseignants des outils informatiques performants. Il faut dispenser aux professeurs des formations pour expliquer le fonctionnement d’une plateforme d'e-learning et approfondir les questions de création de contenu ou de tutorat en ligne.

  • Montrer aux apprenants toutes les possibilités qu’offre les plateformes d’apprentissage pour qu’ils les exploitent au maximum de leurs possibilités. Former les futurs e-apprenants à l'utilisation des TICE avant l'entrée dans l'enseignement supérieur pour une appropriation plus rapide des outils de la e-formation et du Web 2.0. Même former les apprenants à l'usage des outils collaboratifs et des différents outils du Web 2.0.

  • L'effort doit porter aussi sur les infrastructures et sur la création de postes de personnels techniques.

  • Si l'on veut développer l’enseignement à distance via un VLE, les formations universitaires actuelles faites en présentiel devraient inclure dans les cursus des modules s'appuyant sur les TICE. Rechercher le juste équilibre entre présentiel et e-learning / tutorat. C'est ce qu'on appelle la "Blended formation" (ou formation mixte = un système de formation hybride alliant des modalités pédagogiques variées, alternant formation à distance et formation en présentiel.)
  • Prendre en compte la concurrence des universités virtuelles qui pourraient attirer les apprenants au profit des universités traditionnelles proposant quelques formations à distance à travers des VLE.

  • Faire évoluer les représentations sur la FOAD (recruteurs pensant que les détenteurs de diplômes suite à une formation à distance sont moins qualifiés et ont reçu une formation moins valorisante que ceux qui l'ont suivie dans une université avec un enseignement traditionnel).
  • Accepter d'investir des fonds dans ce domaine.

Autant de critères dont il faut tenir compte si l’on veut voir le e-learning se développer. L'avancée du e-learning dans l'enseignement supérieur dépend avant tout de la bonne volonté des formateurs, des acteurs techniques (informaticiens, responsables TICE etc.) et des fonds mis à disposition des Universités. En tenant compte de cela, nous pouvons imaginer que progressivement l’enseignement supérieur pourrait "généraliser" l'usage des plateformes d’apprentissage.


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Tout au long de nos recherches nous avons tenté de voir quelle place occuperait les plateformes d'apprentissage dans l'enseignement supérieur d'ici quelques années. Avec l'apparition des outils du Web 2.0 et les nombreuses possibilités d'interactions sociales qu'ils offrent, nous assistons au déclin de l'importance du contenu du cours proprement dit. Ce dernier est de plus en plus banalisé grâce à Internet (les encyclopédies en ligne par exemple, les blogs...), et les réseaux sociaux jouent désormais le plus grand rôle dans le processus d'apprentissage à distance.
Force est de constater que de nombreux paramètres sont à prendre en compte si l'enseignement supérieur veut voir les plateformes se répandre. Cette évolution des plateformes e-learning dépend essentiellement des moyens mis à la disposition des enseignants et de leur bonne volonté. Une chose est sûre quel que soit le support utilisé pour l'apprentissage (VLE, PLE, réseaux sociaux etc), celui-ci devra être adapté à la formation et à l'attente des apprenants. Il ne s'agit pas de proposer une multitude d'outils du Web 2.0 ou de déposer simplement des cours en variant les supports pédagogiques. Il s'agit avant tout de faire un bon usage des technologies en fonction des savoirs à transmettre, de gérer ces contenus, de les faire évoluer et surtout que l'enseignant ne perde pas de vue son rôle de formateur-animateur. Une autonomie de l'apprenant dans la formation : oui ; mais livré à lui-même : non.

Ainsi, cette évolution de l'enseignement supérieur doit impérativement être accompagnée de certains efforts de la part de ses acteurs :
  • l'apprenant doit apprendre à évoluer vers un apprentissage plus responsable et autonome tout en maîtrisant la diversité des nouvelles technologies qui s'offrent à lui ;
  • l'enseignant doit apprendre à évoluer vers de nouvelles pratiques adaptées à ces nouveaux outils ;
  • l'Etat se doit de suivre ce mouvement et de déployer les moyens nécessaires pour encourager les apprenants et former les enseignants.

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